Foire aux questions

Le contenu de cette page est progressivement enrichi en fonction des questions reçues des usagers.

CONTENU DU DICTIONNAIRE

Oui, il est très utile de nous les signaler. Usito est un répertoire vivant qui enrichit continuellement sa description des ressources lexicales du français. Déjà bon nombre des emplois dont on nous a suggéré l’ajout ont été intégrés à la description. Et la plupart des autres ont été notés dans la liste des emplois que nous prévoyons ajouter éventuellement.

Il nous serait difficile toutefois de donner suite à toutes les suggestions reçues. Nous devons nous assurer de maintenir la cohérence globale du dictionnaire, ce qui nous oblige à écarter les emplois les plus marginaux (trop vieux ou trop récents; trop locaux; trop spécialisés). Par ailleurs, compte tenu de sa mission pédagogique, Usito est tenu d’adopter une position éditoriale plus restrictive à l’endroit des emplois qui sont le plus négativement perçus (emprunts critiqués à l’anglais, sacres, expressions vulgaires, étiquettes discriminatoires ou racistes, etc.).

Au moment où le Glossaire du parler français au Canada et le Dictionnaire général de la langue française au Canada de Bélisle les ont enregistrés (soit respectivement au début et au milieu du XXe siècle), l’adjectif coti et le verbe cotir étaient sans doute encore largement utilisés au Québec, mais ces mots ont vieilli et sont sortis de l’usage depuis. Si Usito n’en fait pas mention, c’est qu’il est essentiellement axé sur la description de l’usage actuel.

Dans la mesure où Usito s’est donné comme objectif de décrire le français standard actuellement en usage au Québec, la priorité a d’abord été donnée aux mots québécois bien attestés dans les écrits de langue soignée (registres neutre ou soutenu).

Ont également été retenus un bon nombre de mots familiers caractéristiques de l’usage québécois plus spontané, qui sont étroitement associés à la culture et à l’expressivité québécoises et qui sont bien attestés dans la littérature actuelle.

Les mots québécois associés à une langue relâchée (emplois très familiers, sacres, anglicismes fortement critiqués) ou véhiculant des connotations négatives (injures) ont généralement été écartés.

Par ailleurs, comme c’est le cas en règle générale dans les dictionnaires généraux usuels, nous avons écarté tous les mots correspondant à des usages marginaux (très rares, très vieux, trop locaux ou trop spécialisés).

Certains mots sont effectivement d’emploi courant dans la conversation spontanée, mais la fréquence à l’oral ne correspond pas aux principaux critères de retenue qui ont été privilégiés.

Il ne suffit pas d’être fréquent à l’oral pour qu’un mot soit retenu au dictionnaire.

S’ils ne figurent pas (encore) à Usito, c’est qu’ils ne correspondent pas à la partie du vocabulaire qui a été privilégiée lors de la rédaction. En effet, la priorité a d’abord été donnée aux emplois de registre neutre ou soutenu.

La liste des acadianismes présentée en annexe a été établie en fonction d’objectifs et de critères de sélection différents de ceux qui ont prévalu lors de l’établissement de la nomenclature du dictionnaire.

Dans le Lexique d’acadianismes, asteur et icitte sont mentionnés comme des emplois caractéristiques de l’ensemble du parler acadien actuel, parce qu’encore attestés dans toutes les régions de la zone acadienne et dans tous les types de discours.

Ces deux mots sont aussi attestés en français québécois actuel, mais essentiellement à l’oral, dans la conversation spontanée. Ils sont absents d’Usito parce que la priorité a été donnée aux mots québécois bien attestés à l’écrit et notamment dans les écrits de langue soignée.

La liste des acadianismes présentée en annexe a été établie en fonction d’objectifs et de critères de sélection différents de ceux qui ont prévalu lors de l’établissement de la nomenclature du dictionnaire.

PRÉSENTATION DES ARTICLES

En fait, si l’on tient compte de l’origine de ces emplois – et c’est ce que font traditionnellement les dictionnaires du français –, on en vient à la conclusion que le français compte deux mots apostrophe, d’origines différentes même s’ils s’écrivent et se prononcent de la même façon et qu’ils sont de même genre. Techniquement, c’est ce qu’on appelle des homonymes. Comme cela est indiqué dans la rubrique de l’étymologie, située en fin d‘article, le mot désignant un caractère typographique vient du mot latin apostrophus, alors que celui désignant une figure de rhétorique ou une forme d’interpellation vient du mot latin apostropha. Selon le même principe de dégroupement des homonymes, nous avons décrit dans deux articles distincts le mot élan qui dérive directement du verbe élancer et le mot élan qui désigne un type de cervidé et qui correspond quant à lui à un très ancien emprunt d’origine germanique.

Non, le fait qu’un mot ne présente pas le même genre au Québec et en France n’entraîne pas la création de deux articles distincts. On le voit notamment avec l’article unique du mot parka. Dans le cas des emplois québécois et français du terme beigne, on considère qu’ils correspondent à deux mots différents parce qu’il n’y a pas de lien historique direct entre eux, d’où leur description dans deux articles distincts.

De façon générale, selon une habitude bien établie dans les dictionnaires du français, les verbes ne donnent lieu qu’à un seul article, identifié par la forme neutralisée de l’infinitif (présent). Les formes verbales du participe présent et du participe passé sont représentées par cet infinitif, au même titre que toutes les autres formes conjuguées du verbe.

L’article vendu/vendue auquel vous accédez directement ne porte pas sur l’emploi de cette forme comme participe passé (servant d’abord à exprimer ou à rappeler une action), mais plutôt sur son emploi comme adjectif (c’est-à-dire comme un mot servant d’abord à exprimer une qualité en soi).

Bon nombre de formes verbales du participe passé développent des emplois adjectivaux. C’est d’ailleurs aussi le cas de la forme acheté dans l’exemple suivant : « ça, c’est un gâteau acheté » qui correspond à « ça, ce n’est pas un gâteau maison ». Si l’emploi adjectival de vendu fait l’objet d’un article séparé, mais pas celui de acheté, c’est que le premier affiche une plus grande autonomie par rapport au verbe d’origine, ce dont témoignent entre autres sa plus haute fréquence relative ainsi que le développement substantival (nom de qualité) auquel il a donné naissance (comme dans l’exemple cité : « Tous des menteurs et des vendus, ces gens en place! »).

Cela s’explique par notre politique générale d’uniformisation du traitement de toutes les catégories de mots connaissant une légère variation formelle (généralement en fin de mot) qui est directement associée à une opposition de genre.

Tous les dictionnaires usuels regroupent l’ensemble des variantes adjectivales de ce type (enchanteur/enchanteresse), mais leur pratique varie en ce qui concerne les diverses catégories de noms touchés.

Dans Usito, nous avons choisi d’appliquer la même politique du regroupement des variantes formelles de genre, pour tous les mots, noms comme adjectifs.

C’est le cas de prince/princesse, de maire/mairesse comme tous les autres noms de titres ou de fonctions (à l’exception toutefois de roi/reine qui ont chacun droit à un article distinct, en raison de leur grande polysémie respective).

C’est aussi le cas des noms de métiers et de profession (avocat/avocate, boulanger/boulangère) et, parmi les dénominations d’animaux, des variantes de type lion/lionne et chat/chatte, qui sont formellement très proches (alors que les oppositions de type cheval/jument et bouc/chèvre donnent lieu à deux articles distincts).